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L'histoire du Cannabis

 

 

Le Cannabis Sativa est une des plantes les plus anciennement cultivée par l'homme. Le travail du chanvre était déjà développé en Chine 10'000 ans avant J.-C.. On a d'abord récolté les graines pour se nourrir, puis on a découvert qu'en brisant la tige on pouvait en retirer des fibres pour faire du papier, des filets de pêches ou même du textile. les habitants de la chine ancienne appelaient leur pays, le pays du chanvre et du mûrier. Les feuilles de mûrier étaient utilisées pour l'élevage des vers à soie producteurs du précieux textile que seuls les riches et les puissants pouvaient s'offrir. Les autres portaient les vêtements de chanvre.

Chanvre se dit "Mâ" en chinois, ce qui signifie littéralement "plante à deux sexes", à la fois mâle et femelle. Le chanvre fut aussi la première plante à être cultivée pour la fabrication des armes de guerre. Les Chinois ont d'abord utilisés des bambous pour les arcs, avant de découvrir que la fibre de chanvre était plus résistante. Dés lors, les empereurs firent affecter une partie des terres pour la culture exclusive du chanvre. Arme de guerre, le chanvre servait également à la culture.

Selon une légende ancienne, l'invention du papier chanvre serait due à Tsai Lung eunuque de la cour impériale. Pour attirer l'attention de l'empereur sur son invention, Tsai Lung se fit passer pour mort, il ordonna que du papier de chanvre soit brûlé autour de son cercueil, puis organisa sa propre résurrection et l'attribua au pouvoir de son invention. Depuis, les chinois brûlent du papier de chanvre lors de leurs funérailles.

La légende est également à l'origine du "Woo Foo", les cinq niveaux de deuil, un code qui impose aux parents d'un défunt le port d'un vêtement de chanvre différent en fonction de leur lien avec lui.

Pendant longtemps, les chinois ont jalousement gardé le secret de la fabrication du papier de chanvre. Il faut attendre le Ve siècle de notre ère pour que ce savoir soit d'abord transmis au Japon, avant de s'étendre au Moyen-Orient et apparaître finalement en Europe au XIIIe siècle. L'utilisation de la plante remonte au XXVIIIe siècle avant J.-C., lorsque l'empereur Chen Lung fonda la médecine chinoise. On soignait alors les blessures de guerre en appliquant les feuilles de cannabis directement sur la plaie.

Aujourd'hui encore, dans le monde entier, des médecins plaident en faveur de l'utilisation des fleurs de cannabis comme traitement contre la douleur, notamment pour les patients atteints du cancer et du sida.

Le cannabis fut également cultivé sur les marches du continent Indien, Kazakhstan, Pakistan, Népal, Cachemire d'aujourd'hui. Les fermiers indiens utilisaient la technique du ruissage, pour le transformer en farine, bouillie ou même "pop corn".

Les graines servaient aussi de nourriture et fournissaient une huile à faible teneur en acide gras. Au IIIe siècle après J.-C., l'empereur romain Gallien recommande l'usage du cannabis qui, assure-t-il, entraîne bonheur et hilarité. Dans une société en pleine décomposition, les romains se tournent vers des dieux venus d'Orient. Mitra et Zaratustra dont les zélateurs (adorateurs) se combattent férocement.

Pour les romains, le chanvre était vraiment le nerf de la guerre.

Ceci nous offre une parfaite illustration de l'importance stratégique du chanvre dans toutes les sociétés à travers l'histoire. Les romains possédaient des réserves de chanvres des deux côtés des Alpes. Ils en avaient une à Ravenne et une à Vienne. Le fournisseur de chanvre occupait une place très importante dans la hiérarchie. Ils l'utilisaient également sous toutes ses formes: vêtements, abris, nourriture et médecine.

Plus tard, les chrétiens diabolisent le cannabis et lient son usage aux rites sataniques.

Il faut attendre le IXe siècle et Charlemagne pour voir à nouveau encouragée la culture de chanvre. Dans les monastères, les moines copistes travaillent sur du papier de chanvre à la lumière de lampes à huile... de chanvre. 1455, c'est sur du papier chanvre que Guttemberg imprime sa première bible. En 1484, le pape Innocent VIII déclare sacrilège la consommation de cannabis.

Au XVIe siècle, en France, François Rabelais médecin et écrivain évoque de manière détournée le cannabis dans son célèbre ouvrage Faits et dits héroïques du grand Pantagruel. Un éminent historien français, Pierre Goubert était convaincu que la prospérité croissante à la fin du XVIe siècle et au XVIIe dans l'ouest de la France était due principalement aux syndicats des industriels du chanvre et du lin. Il faut se souvenir qu' à la fin du XVe siècle, l'Espagne dominait les Indes. D'après Goubert, c'est grâce à la création de ces syndicats et aux échanges commerciaux avec l'Espagne qu'on a pu constater à cette époque en France une croissance des richesses de la population.

Christophe Colomb découvrit l'Amérique en 1492 et y introduit le chanvre par la même occasion. Parmi les cadeaux qu'il offre aux Indiens, on y trouve des graines et des vêtements de chanvre. Le chanvre sert à la fabrication des voiles et cordages. Grâce à lui, la France, l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal développent leurs puissances maritimes. En 1620, le May Flowers transporte les colons anglais qui vont conquérir l'Amérique; dans sa cale il emporte également des graines de chanvre.

Cent ans plus tard, c'est sur du papier chanvre que sont écrites les ébauches de la constitution américaine, c'est également le cas de la Déclaration d'indépendance en 1776.

Les graines furent également introduites en Amérique par les esclaves.

Pendant des siècles, le chanvre reste une matière stratégique pour l'Angleterre. Au début du XIXe siècle, il compose toujours l'essentiel des voiles et cordages des navires. Il est importé à 90% d'Italie et de Russie. Avec les guerres de conquêtes napoléoniennes, le royaume britannique craint pour ses approvisionnements. Le roi d'Angleterre Georges III développe la culture de chanvre et construit des manufactures dans les ports de la côte sud du pays. En 1803, la marine anglaise organise un blocus contre la France. En réaction, Napoléon signe un accord avec le Tsar Alexandre 1er. Le traité de Tilsit interdit notamment les exportations de chanvre russe à destination de l'Angleterre. Malgré les protestations de Napoléon, Alexandre 1er laisse passer le chanvre en contrebande pour l'Angleterre, c'est l'un des éléments qui pousse Napoléon à envahir la Russie.

Dans l'Europe du XIXe siècle, la mode est au cannabis, l'Orient et ses mystères provoquent les passions les plus folles. La vogue orientale influe sur les règles vestimentaires, la destination des voyages ou la décoration des intérieurs. Pour se conformer au goût du jour, on fume, selon la méthode ancestrale, la pipe à eau, également appelée "Mouga".

A Paris, l'hôtel Pimaudent abritait le célèbre club des Haschichins. Artistes et écrivains venaient y déguster la fameuse confiture du docteur Joseph Moreau de Tours. Parmi les plus célèbres on compte: Théophile Gaultier, Eugène Delacroix, Charles Baudelaire, Alexandre Dumas et Gérard de Nerval. La reine d'Angleterre Victoria était également une adepte de la confiture de Haschich, comme de nombreuses femmes de sa génération, elle en consommait pour calmer ses règles douloureuses.

A Amsterdam le cannabis importé d'Afrique du sud depuis 1660 se fumait dans les coffee shop, une tradition qui se perpétue aujourd'hui.

A la fin du XIXe siècle, les émigrants indiens introduisent le cannabis au Mexique où il prend le nom de marijuana et devient le symbole de la révolution de Pancho Villa avec la chanson "la Cucaracca".

De leur côté, les fermiers mexicains reprennent à leur compte la méthode indienne du ruissage pour apprêter les fibres. Ils fabriquent toutes sortes de produits, des chapeaux aux sacs, en passant par les tapis.

Du Mexique, la marijuana voyage jusqu'au sud des Etats-Unis. Les esclaves des plantations de cotons la consomme pour tenter d'adoucir leur condition. Puis c'est au tour des bidonvilles de Louiseville - Dixieland et le swing - de découvrir la fièvre de la marijuana, elle y est connue sous le nom de "reefer".

En quelques années, les chansons sur l'herbe font fureur et les clubs de musique fleurissent partout où la communauté noire immigrée s'est établie. La fièvre de la marijuana associée à un nouveau développement de l'industrie du chanvre et à une prise de conscience des dangers de l'alcool, commence à faire parler d'elle dans les coulisses du pouvoir. L'alcool commence à être reconnu comme un danger pour la société. Les femmes américaines forment un groupe de pression et réclament l'interdiction de la vente d'alcool.

Viennent les années de la prohibition et leur cortège de violence. L'alcool est à nouveau légal en 1933.

La Chine, le pays du chanvre, fait partie du plan de conquête militaire du Japon. L'invasion de la Chine et des Philippines, deux pays gros producteurs de chanvre provoque le début d'un rationnement.

De son côté Hitler comme d'autres chefs de guerre avant lui, prend conscience de l'importance stratégique du chanvre, qui sert à la fabrication de nombreux textiles indispensables en temps de guerre. Lorsque les troupes allemandes envahissent la Russie en 1941, elles coupent l'accès du chanvre russe. L'Allemagne parvient à poursuivre sa production de chanvre, mais l'Angleterre est privée d'une fibre nécessaire à son effort de guerre. En 1942, les troupes allemandes atteignent le coeur de la Russie.

Pour protéger son approvisionnement, l'Angleterre demande à l'Inde d'accroître sa production de chanvre. Pendant ce temps , la guerre gagne du terrain au Japon. Lorsque les Japonais bombardent Pearl Harbour et obligent ainsi les américains à entrer en guerre, ceux-ci s'aperçoivent qu'ils n'ont plus accès à leur source d'approvisionnement en chanvre. Or, les forces armées dépendent complètement du chanvre, pour les cordages, câbles et ficelles ainsi que pour les chaussures, bottes et autres équipements divers.

Le gouvernement américain décide de former une industrie de guerre pour le chanvre. Les Etats-Unis relégalisent la marijuana et distribuent des graines à ses fermiers. Un film de propagande est même réalisé pour encourager cet effort de guerre:

Hemp for victory : du chanvre pour la victoire.

Les forces aériennes alliées dépendent complètement du chanvre, les sangles des parachutes, tout comme les sacs à dos et les ceintures sont faits de chanvre. Une fois les Japonais chassés des Philippines par le général McArthur, la production de chanvre retrouve son niveau d'avant-guerre.

Après les années de guerre un nouveau monde apparaît, l'Inde obtient son indépendance. Grâce à la mécanisation, le pays double sa production et peut développer ses exportations vers les Etats-Unis et le reste du monde. Les Etats-Unis interdisent à nouveau la culture du chanvre, mais en importent des millions de tonnes pendant le boum économique de l'après-guerre pour approvisionner leurs industries.

Dans la France de l'après-guerre, la culture et le travail du chanvre connaissent également une véritable révolution industrielle.

Dans les années '60, la génération des hippies lance un mouvement mondial en faveur de la légalisation du cannabis. Sa consommation est encouragée par les vedettes du rock anglais et américain, les Beatles, John Lennon en tête, choquent l'Angleterre bien-pensante avec leur message ouvertement pro-cannabique. Lorsque Mick Jagger et Brian Jones sont arrêtés en possession de cannabis, les Rolling Stones sortent la chanson "We love you", une réponse en pied de nez aux représentants de la loi. L'intérêt des Rolling Stones pour la culture marocaine fait des émules, ils créent ainsi une alternative à la mode de l'Inde et des Beatles. Désormais, c'est vers le Maroc que les Hippies prennent la route.

Dans les années '70, en Jamaïque, les rastas fument le cannabis qu'ils appellent "ganja", la nourriture de l'esprit. Toujours dans les années '70, le cannabis est dépénalisé à Amsterdam. Ben Dronckers devient ainsi le premier producteur légal de marijuana millionnaire.

 

Le renouveau du chanvre attire l'attention du magasine High Times, la bible américaine du cannabis, qui envoie Elrose Hunter journaliste intrépide visiter l'Europe pour ramener des photos. Ed vient de publier son ouvrage Hemp today, le chanvre aujourd'hui. En 1992, les médias britanniques font leurs gros titres sur la première récolte légale de chanvre depuis 70 ans en Angleterre. La police anglaise a cessé d'arrêter les petits consommateurs, Londres devient le nouvel Amsterdam et les groupes de pop anglais reviennent en force dans les hit-parades avec des chansons sur la marijuana.

La prise de conscience écologique qui a suivi cette mode du cannabis, est à l'origine de l'apparition en Europe d'un marché de vêtements et de produits de toutes sortes. Lors du premier festival écologique international de Francfort en mars 1995, les écologistes tentent de promouvoir, avec plus ou moins de succès, la culture du chanvre. Aux abords de la conférence, une exposition commerciale vente les bienfaits du chanvre et du cannabis.

En Allemagne, depuis la dépénalisation du cannabis en mars 1995 , le chanvre est en train de devenir une culture à la mode dans le petit monde des producteurs écologiques. Les graines et l'huile de chanvre sont de plus en plus utilisées dans les préparations culinaires.

En Suisse, le best seller de la cuisine du chanvre offre 22 recettes nutritives à base de chanvre. En France, on construit des maisons avec du chanvre aggloméré, des constructions, que leurs promoteurs assurent à l'épreuve du feu et de la décomposition. Le matériau supporterait l'usure du temps et ne perdrait aucune de ses propriétés naturelles.

Les faits contenus dans ce mini-rappel démontrent que les arguments utilisés pour justifier la prohibition du cannabis revêtent plus un caractère raciste, voire moral, que des préoccupations sanitaires.

Pour parvenir à leurs fins, les prohibitionnistes se sont laissés aller à des exagérations, frisant parfois le grotesque, jetant ainsi un discrédit sérieux sur le bien-fondé de cette prohibition.

"La prohibition en matière de drogues trouve son origine dans des groupes de pression défendant le plus souvent des intérêts corporatifs, nullement représentatifs des intérêts de la collectivité."

A la fin du siècle dernier, l'usage courant du cannabis n'avait pas encore envahi l'Occident. Dirigé par Mgr Brendt, évêque de Manille, le premier mouvement prohibitionniste s'attaque à l'opium, introduit aux Etats-Unis par les coolies.

Puissant, entraîné par l'église, les ligues de vertu et autres associations familiales, le mouvement réussit à imposer, le 1er janvier 1919, la prohibition de l'alcool. "Les buveurs deviendront tôt ou tard des ivrognes", telle était la thèse des grands champions de l'abstinence.

L'échec retentissant du Volstead Act poussa les partisans de la prohibition à se recycler, et ils trouvèrent dans "la drogue" un terrain de prédilection. Les voici donc partant en guerre contre la marijuana, qui remontait le fleuve Mississippi jusqu'à la Nouvelle-Orléans et arrosait le prolétariat noir.

En 1926, le New Orleans Tribune lance une campagne de presse diffamante et, un an plus tard, la marijuana est interdite de séjour en Louisiane. Mais le but des lignes moralisatrices est d'interdire l'usage du cannabis sur tout le territoire.

Le très sérieux New Orléans Médical and Surgical Journal écrit en 1931 : "L'avilissante et pernicieuse influence du haschisch et de l'opium ne l'est pas seulement pour les individus, mais pour les nations et les races aussi. La race dominante et les pays éclairés sont alcooliques, tandis que les races et les nations intoxiquées au chanvre et à l'opium pour certaines se sont détériorées moralement et physiquement". Notons l'amalgame, déjà, entre les produits du pavot et ceux du cannabis, deux plantes totalement différentes, ainsi que ces concepts de race et de nation mis en avant ainsi que le fait que certaines soient supérieures à d'autres. Un an auparavant, le département du Trésor avait créé le Bureau fédéral des narcotiques, dirigé par Harry Anslinger, qui devait tenir le rôle principal dans le grand film de la prohibition.

En 1929, fervent partisan de la prohibition de l'alcool, il demande que chaque achat d'une bouteille de bière fasse l'objet d'une demande préalable au ministère des Finances. Sa chance, il la trouva en la personne du nouveau ministre des Finances, Andrew Melton, l'oncle de sa femme, très lié à Du Pont de Nemours,l'inventeur du Nylon qui voulait éradiquer le chanvre trop concurrentiel au profit de ses fibres synthétiques. Il sera donc nommé à la tête du Bureau des narcotiques, lequel dépend du ministère des Finances, on l'aurait deviné.

Il faudra sept ans d'une campagne acharnée, une campagne empreinte de racisme, de xénophobie et fondée sur d'énormes mensonges, telle cette affirmation citée par Jean Basile et Georges Khal : " On peut cultiver assez de marijuana dans un bac à fleurs pour rendre toute la population des Etats-Unis complètement folle ".

Il faudra sept ans pour que le Bureau fédéral présente devant le Congrès le Marijuana Tax Act. Harry Anslinger ramena sur le tapis la légende du haschisch et des Assassins, affirmant que la marijuana engendrait le crime et que, consommée régulièrement, elle conduirait à la dégénérescence, alors qu'aucun médecin, aucun chercheur, aucun représentant de la communauté noire, qui formait le gros des fumeurs, ne furent invités. Fort de ce premier succès, Harry Anslinger entame une campagne contre le jazz, qui, lui aussi, " provoque la déchéance des races ".

Belle constante dans l'argumentation.

De 1948 à 1950, Anslinger changea son fusil d'épaule : au lieu de jouer sur la peur de la violence, il s'appuya sur celle qu'inspiraient les "rouges". C'était l'époque du maccartisme.

L'opinion américaine découvrait avec horreur que la marijuana était une drogue plus dangereuse encore qu'elle ne l'avait imaginé.

En 1948, devant un Congrès d'un anticommunisme forcené, puis dans les colonnes des journaux, Anslinger prétendit que la marijuana mettait ceux qui en consommaient dans un état si paisible et si pacifiste qu'il ne restait plus aux communistes qu'à les cueillir. Bien entendu, les soldats américains étaient les premiers concernés... Qu'adviendrait-il de l'Amérique si, sous l'influence de la marijuana, les G.I. refusaient de se battre pour leur pays ?

La virevolte avait été plutôt subite. Manifestement, Anslinger n'était pas gêné par les contradictions.

On notera avec intérêt, mais sans étonnement, qu'à partir de 1948 la presse offrit une tribune de premier ordre à Anslinger et à ses plus fervents supporters ( les congressistes des Etats du Sud et son meilleur ami, le sénateur Joseph McCarthy ).

En 1951, Anslinger devient président de l'US Drug Commission, il triomphe en 1961 en inscrivant le cannabis dans la Convention unique, qui réglemente au niveau mondial les drogues. A septante ans, il est débarqué par John Fitzgerald Kennedy, et le Congrès se penche sur la corruption au sein du Narcotics Bureau.

On l'aura compris, la prohibition du cannabis trouve son origine dans des intérêts personnels plutôt que sanitaires, avec des arguments totalement mensongers.

Cette poussée moralisatrice, ou tout au moins présentée comme telle, fortement teintée de racisme (le cannabis rendait les Noirs insolents : ils prétendaient alors valoir les Blancs ), déclencha quelques protestations. Cependant la guerre arriva, puis l'après-guerre, et il fallut attendre les années soixante, les écrivains beatniks initiés par les musiciens de jazz, pour que la marijuana retrouve sa popularité et engendre de nouveaux courants antiprohibitionnistes.

D'une certaine manière, la réconciliation entre les communautés noire et blanche commença par le jazz et l'herbe, tout ce que Anslinger combattait avec rage...

Dans les années septante, bien que de nombreuses voix venues d'horizons divers s'élevaient contre l'interdiction d'un produit consommé depuis des siècles par des millions d'êtres humains sur toute la planète, le cannabis redevint la cible privilégiée des prohibitionnistes, de la même manière que le rock l'était devenu.

 

La thèse de la marijuana engendrant le crime ou, au contraire, le pacifisme, est délaissée. Une thèse chasse l'autre.

On abondonne l'interdiction au nom d'une morale et on s'appuie surtout sur celle des dommages sanitaires et sociaux causés par son usage Ceux-ci largement majoré par le phénomène d'amalgame que recouvre le mot drogue et les choix sociologiques opérés, la confusion entre chômage, problèmes sociaux, et le goût pour le chanvre.

Une théorie aujourd'hui moribonde, la théorie de l'escalade, fit les beaux jours des prohibitionnistes. Elle est née à la suite d'un sondage publié aux Etats-Unis en 1975 affirmant que 26 % des fumeurs de marijuana sont de futurs adeptes de l'héroïne ( donc 74 % qui ne le seront jamais ). D'après les nombreuses enquêtes effectuées depuis lors, seulement 5% franchissent le pas. Et les choses sont bien sûr beaucoup plus complexes que ce que racontent les lieux communs.

Une importante théorie développée par Gabriel Nahas, surnommé le "docteur Folamour du cannabis" par ses détracteurs, est celle de l'épidémie. Les pauvres, c'est-à-dire les immigrés entassés en bordure des villes, attrapent le virus, qu'ils transmettent à la jeunesse. Les adolescents, certains groupes socioculturels étant plus touchés que d'autres, cherchent à faire des adeptes et, comme ils s'adressent à un public réceptif, l'épidémie s'étend et bientôt gangrène une partie de la jeunesse.

A écouter Gabriel Nahas et consorts, les jeunes de 13 à 20 ans sont touchés par l'épidémie. Puis les jeunes vieillissent. Ils ont des enfants, bientôt des adolescents qui "tombent" à leur tour. Le scénario pessimiste nie toute volonté chez le consommateur... Est-ce la raison pour laquelle le professeur Nahas opère une distinction entre le cannabis utilisé par les intellectuels et le cannabis consommé par de pauvres types, incapables de "se satisfaire d'une occupation routinière et ennuyeuse"

Aujourd'hui, les derniers arguments avancés mettent en cause plutôt l'ignorance, traitent de quelques risques sociaux, ou se contentent de parler des effets désastreux de la prohibition en désignant le produit comme seule et unique cause.C'est là qu'intervient la thèse de la drogue engendrant la délinquance, ce qui, pour le cannabis, se limite à la commercialisation clandestine.

En 1974, on demanda au gouverneur de Californie, Ronald Reagan, de décriminaliser la marijuana.

Après avoir produit l'étude Heath - Université de Tulane, le prétendu "Grand communicateur" annonça: "Selon les sources scientifiques les plus sérieuses, des lésions cérébrales permanentes sont l'une des conséquences inévitables de l'usage de la marijuana." ( L.A. Times )

Le rapport du Dr Heath avait conclu que les singes fumant l'équivalant de trente joints par jour commençaient à s'atrophier et mouraient au bout de quatre-vingt-dix jours. Depuis lors, les plaquettes fédérales et la littérature de propagande contre l'herbe ont fait courir un maximum de bruits alarmants au sujet des cellules cérébrales mortes découvertes chez les singes qui avaient été forcés de fumer de la marijuana.

Le sénateur Eastland, du Mississippi, s'est servi de ce rapport jusqu'au milieu des années 1970, pour horrifier l'opinion et empêcher les législateurs nationaux de soutenir les projets de loi de décriminalisation de la NORML au Congrès.

Des rapports sur cette étude ont également été distribués par les responsables des programmes de réhabilitation des drogués. Ils font partie de leur système de raisonnement, soi-disant basé sur des faits scientifiques, pour dissuader les gosses de fumer de l'herbe. Ils servent à terroriser les associations parentales ou les organisations religieuses qui les redistribuent à leur échelon.

Heath a ouvert les crânes de deux singes morts, a compté les cellules cérébrales mortes, puis il a tué des singes qui n'avaient pas fumé de marijuana et il a compté leurs cellules cérébrales mortes pour contrôler ses résultats. Par rapport aux singes "normaux" , les singes ayant fumé de la marijuana avaient un nombre énorme de cellules cérébrales mortes.

Ce n'est qu'en 1980 - et après de nombreuses requêtes et poursuites du gouvernement pendant six ans - que La NORML, mendaté par Playboy, fini par recevoir pour la première fois un récit exact des procédures de recherches utilisées dans ce fameux rapport.

Les chercheurs, engagés par Playboy et la NORML, pour examiner les résultats de cette étude au regard de la méthodologie courante, ne purent qu'éclater de rire.

Voici la méthode de recherche " vaudou" utilisée par Heath: des singes rhésus avaient été ligotés sur dechaises et on leur avait fait pomper l'équivalent de soixante-trois joints de qualité colombienne "à travers un masque à gaz", sans la moindre perte de fumée. Les singes suffoquaient. Or, une privation d'oxygène allant de trois à cinq minutes cause des lésions au cerveau : des cellules cérébrales mortes.

L'étude du Dr Heath était en réalité une étude sur l'asphyxie et l'empoisonnement des animaux au monoxide de carbone.

Tous les chercheurs s'accordent pour reconnaître que les résultats de l'expérience de Heath sur la marijuana n'ont aucune valeur, puisqu'ils ne tiennent compte ni de l'empoisonnement par monoxide de carbone, ni d'autres facteurs.

Dans notre pays, la culture et l'utilisation des produits tirés du chanvre repose sur une longue tradition. Jusqu'au début du siècle le chanvre indien (cannabis sativa) était cultivé pour ses fibres, dont on fabriquait des cordages et des textiles, pour ses graines, que l'on pressait pour en extraire de l'huile, et pour ses propriétés psychoactives. Dans la médecine populaire, les extraits de chanvre étaient utilisés à des fins thérapeutiques, et dans certaines régions du pays, les paysans ne dédaignaient pas, à ce qu'on dit, bourrer leur "pipe du dimanche" avec ce tabac aux effets particuliers.

Avec l'arrivée des fibres synthétiques sur le marché, la découverte des plantes olifères de meilleurs rapports et l'émergence des médicaments modernes, le chanvre a quelque peu été relégué à l'arrière plan. En 1951, du reste, la loi sur les stupéfiants (révisées en 1975, puis en 1996) mettait fin au rite de la "pipe du dimanche", fumée avec délice, en classant le cannabis parmi les stupéfiants susceptibles d'engendrer la dépendance et, par là même, de mettre en danger la santé des individus.

Depuis, le cannabis fait partie - au même titre que la morphine, la cocaïne, les hallucinogènes et les amphétamines - des substances interdites par la loi dont l'usage (culture, production, commerce, puis, par la suite, consommation) est punissable. Une interdiction qui n'a rien de théorique: en 1995, sur 42'000 dénonciation pour infraction à la loi sur les stupéfiants, près de 25'000 étaient liées à la consommation et au trafic de cannabis.

Malgré cette criminalisation de la consommation, le chanvre n'a jamais complètement perdu ses adeptes dans notre pays. Dans les années 60, certains milieux n'ont pas hésité - comme en Allemagne et en Hollande à s'afficher un joint à la bouche, en s'inspirant de l'exemple américain et, en partie, extrême-oriental.

Dans le cadre du mouvement hippie, le cannabis a symbolisé, pour bon nombre de jeunes, le refus de la société adulte et de son mode de vie. C'est ainsi que l'on a vu naître une "culture chanvre" dotée de son jargon, de ses rituels et de son infrastructure propres, culture dans laquelle la consommation de haschisch et de marijuana jouait un rôle primordial.

Avec le déclin des mouvements de protestation lancés par les jeunes, avec l'individualisation de la consommation et la progression des drogues dures (héroïne) sur le marché dans les années 80, les consommateurs de drogues se sont fait plus discrets, et le cannabis s'en est retourné dans l'ombre..

Récemment, toutefois, des adeptes du chanvre se sont organisés pour essayer de faire revivre tant le passé agraire de la plante que la culture hédoniste du cannabis des années 60. C'est ainsi que l'on a assisté à des essais de culture de chanvre industriel dans des régions de montagne, à la distribution de produits du chanvre par le biais de coopératives agricoles et de magasins avec vente au détail de haschisch et de marijuana. Nous avons aussi vu naître un véritable lobby politique visant à légaliser la culture, le commerce et la consommation des produits cannabiques.

 

Caractéristiques du Cannabis

Originaire du Sud-est asiatique, le chanvre s’est ensuite répandu sur la planète entière, excepté les déserts, forêts tropicales et zones polaire. Les environnements les plus favorables pour sa culture sont les régions subtropicales ainsi que les régions à climat tempéré. On le rencontre sans exception sur tous les cinq continents.

 

 Caractéristiques du Cannabis Originaire du Sud-est asiatique, le chanvre s’est ensuite répandu sur la planète entière, excepté les déserts, forêts tropicales et zones polaire. Les environnements les plus favorables pour sa culture sont les régions subtropicales ainsi que les régions à climat tempéré. On le rencontre sans exception sur tous les cinq continents. dans les zones noires on peut cultiver du Cannabis.

 

Anatomie

Il est important de préciser que le Cannabis est une plante unisexuée, dont le cycle de vie dans des circonstances naturelles n’excède pas une année. Evidemment, il existe des plantes mâles et des plantes femelles :

plante mâle plante femelle

Leurs racines peuvent atteindre une profondeur de deux mètres. Elles semblent peu importantes par rapport à la hauteur de la plante qui peut atteindre plus de sept mètres. La tige est verte, munie de petits poils ainsi que de glandes, et sa surface est irrégulière. Avec le temps, sa partie extérieure se solidifie. Elle devient même plus dur que du bois, tout en étant moins élastique. Son diamètre oscille entre 0,6 et 6 centimètres, selon la hauteur de la plante. Les fibres extrêmement résistantes fortifient grandement la tige, et pourraient être plus largement utilisées dans l’industrie. Chaque feuille est composée de cinq à neuf petites feuilles longues et crénelées, disposées symétriquement, toutes attachées à la base.

Contrairement à ce que la majorité des personnes pensent, la plante possède bel et bien des fleurs et des fruits. En ce qui concerne le mâle nous trouvons des petites fleurs jaunes qui se situent à la jointure des feuilles et la tige. Au contraire, pour les plantes femelles, elles possèdent des têtes où se développent les graines après fécondation. Précisons que les plantes femelles contiennent du THC, tandis que les plantes mâles n’en ont guère ou pas du tout.

 

plante mâle avec les fleurs jaunes plante femelle avec des têtes

 

Chimie et substances actives

Nous trouvons les substances actives essentiellement dans la sève produite par les différentes glandes de la plante femelle. Leur concentration est plus importante dans les têtes que dans n’importe quelle autre partie du végétal.
Pour information, les graines de Cannabis ne contiennent aucune substance active.

La sève contient plus de 400 substances différentes identifiées par les scientifiques. Nous allons examiner les substances les plus importantes :

Selon sa teneur en THC, le Cannabis peut être divisé en trois catégories chimiques :

Type I        beaucoup de THC, peu de CBD genre tropical (utilisé pour la production de drogue)    

Type II       beaucoup de CBD, teneur moyen en THC genre subtropical (type intermédiaire)   

Type III      beaucoup de CBD, peu de THC climat tempéré (type industriel)  

Soulignons que ces trois types dépendent essentiellement du facteur climatique. Il faut également être conscient que les descendants d’une plante de type I importée en Europe ne peuvent qu’être de moindre qualité en teneur de THC. Ainsi, après plusieurs générations les plantes aboutissent au type III.
C’est pourquoi il est conseillé de se procurer chaque année de nouvelles graines fraîchement importées d’un pays tropical (type I).

 

Culture et traitements

Peu importe la qualité du sol, excepté dans les zones imperméables ou sableuses, la plante du Cannabis arrive toujours à prospérer. Elle affectionne toutefois particulièrement les terrains calcaires et azotés.
A cause de sa croissance rapide, il faut toujours prendre garde à bien fertiliser et arroser le sol autour de la plante.
Autres avantages : nul besoin d’utiliser d’insecticides, car la plante se défend elle-même chimiquement à l’aide de sa sève. Deuxièmement , il est possible de la cultiver durant plusieurs années au même endroit, sans que cela n’appauvrisse la richesse du sol.

 

Cycle de vie

Comme nous l’avons énoncé auparavant, le Cannabis est une plante dont le cycle de vie dure une année en conditions naturelles.
On peut diviser ce cycle de vie en deux phases distinctes :

Phase végétative (croissance de la plante) :

Une fois en terre, la graine met entre trois et sept jours pour germer.

Pour les cultures extérieures il faut attendre que l’hiver ait complètement retiré son manteau blanc, c’est-à-dire vers mi-avril pour semer les graines. De préférence, les faire germer à l’intérieur dans des pots spécialement prévu à cet effet. Il est absolument indispensable de garder les graines dans leur pot afin de les protéger des agressions extérieures.

Après quelques semaines nous pouvons sans aucun problème mettre les petites pousses dehors, dans le jardin. A ce propos, faites bien attention de ne pas exposer votre culture à la vue trop évidente du public. Les autorités, selon votre législation locale, pourraient vous chercher des poux dans la tête.

Les cultures intérieures, quant à elles, ne sont pas soumise au rude climat hivernal, Vous pouvez commencer la culture du Cannabis à n’importe quel moment de l’année. Nous examinerons ultérieurement les conditions spécifiques à cette forme de culture.

Les pousses ont besoin de beaucoup d’engrais et d’eau afin que leur croissance soit rapide et durable. La présence de lumière abondante, naturelle ou artificielle, est un facteur fondamental pour la réussite de la culture.

 

Phase reproductive

Une fois que la plante s’est bien développée durant la phase végétative, la phase reproductive commence, suite au changement de la durée de lumière. Cette phase s’enclenche typiquement à l’orée de la période automnale caractérisée par une diminution de l’ensoleillement quotidien. La plante cesse aussitôt de grandir et de faire pousser des feuilles.

plante femelle au début de la phase reproductive

 

Dans le cas des cultures intérieures, totalement indépendantes des conditions d’ensoleillement extérieures, il est impératif de changer manuellement les périodes de lumière et d’obscurité. Les biologistes s’accordent à dire qu’il est nécessaire d’avoir une période de lumière supérieure à 14 heures par jour lors de la phase végétative. Dès que la luminosité descend en dessous de 13 heures par jour, durant deux semaines au moins, la phase reproductive s’enclenche.
Prenez garde à n’utiliser que des lampes très lumineuses ne consommant que très peu d’énergie. Sous peine voire votre note d’électricité crier au loup.

En tout premier lieu, de petites fleurs jaunes poussent sur les plantes mâles et pollinisent la plante femelle grâce au vent. Par la suite la plante femelle fécondé peut développer de nouvelles graines.

pollinisation

Il est préférable d’éviter la pollinisation de la plante femelle, afin de ne pas se retrouver avec une myriade de graines dans les têtes. Pour éviter cela, il convient de couper les plantes mâles aussitôt que possible. Il semble évident que seules les plantes femelles nous intéressent…

Attention : dès que les feuilles commencent à se dessécher, voici le signe que le moment bien mérité et tant attendu de la récolte est enfin arrivé.

 

La récolte

Si vous avez correctement fait votre travail, il ne vous reste plus aucune plante mâle dans votre plantation.

Pour les cultures extérieures, coupez la plante à sa base et ne gardez que les têtes. Dans le cas des cultures intérieures, contentez- vous de couper uniquement les têtes et laisser la plante telle quelle. Ainsi vous pourrez réutiliser les plantes afin de faire une seconde récolte. Pour redémarrer le cycle, il vous suffira d’offrir de la lumière à la plante pendant plus que 14 heures par jour (voir phase végétative). Lorsque les feuilles se sont de nouveau développées, réduisez graduellement la durée de la lumière sous la barre des 13 heures par jour. La phase reproductive s’enclenche alors et de nouveaux têtes apparaissent.

champ de Cannabis avant la récolte

 

Méthodes de traitement

Nous tenons à vous mettre en garde contre les usages potentiels du Cannabis. Il est vivement déconseillé de consommer, les produits obtenues lors des différents traitements décrit ci-dessous. Certaines manipulations nécessitent même une attention rigoureuse sous peine d’être dangereuses.

En somme : " Kids, don’t try this at home !! "

A partir des têtes de Cannabis, vous pouvez réaliser trois produits distincts :

marijuana haschisch huile de Cannabis

 

Fermentation

Lors de la fermentation, la chlorophylle est décomposée par certains microbes. Sans ce processus la marijuana aurait un goût tout à fait indésirable.
Il faut mettre les têtes dans un sac poubelle noir et le disposer à un endroit chaud. Pour éviter la pourriture ne fermez pas complètement le sac et aérez-le bien, au moins une heure pas jour, afin de permettre à l’humidité de s’évaporer.
Au bout d’une dizaine de jours vous pouvez enfin laisser sécher les têtes à l’air libre. Les têtes sont prêtes lors qu’elles deviennent brunes, élastiques et complètement sèches.

 

Récolte de la sève

Assez difficile et pénible à réaliser. Vous devez sécher complètement les plantes entières. Ensuite étendez un grand plastic sur le sol avec un tissu en Nylon par dessus. Secouez énergiquement la plante en dessus du Nylon afin que les glandes qui contiennent la sève se détachent de la plante. Sur le tissu se trouvent maintenant les glandes ainsi que de nombreuses parties de la plante. Pour éliminer ces dernières, inutiles lors de la fabrication du haschisch, il suffit de joindre les quatre extrémités du tissu comme un baluchon et de le secouer en dessus du grand plastique. Ne restent sur le plastic que les glandes qui ressemblent à de la poussière très fine et jaunâtre. Récupérez la poussière en ajoutant un peu d’eau. Malaxez ce mélange jusqu’à l’obtention une masse homogène, brune foncé et légèrement collante.

 

Extraction des têtes

Mise en garde pour les courageux : cette technique requiert un appareillage sophistiqué et coûteux, ainsi que l’utilisation de solvants onéreux. Il est déconseillé d’essayer cette technique sans avoir de compétences avancés en chimie organique.

Méthode : Extraction selon Soxhlet
Solvant : p. ex. hexane (C
6H14)

 

Conservation

Pour ces trois produits, faites bien attention de les mettre à l’abri de l’air et de lumière afin de les protéger de toute altération. Sachez tout de même qu’avec le temps le THC se décompose en CBN. Cela diminue son efficacité.

 

 

 

 Pokman 2000